Revêtement de sol · 3 min de lecture
Stratifié, vinyle ou parquet : choisir son sol pièce par pièce
Trois familles de revêtements, trois comportements très différents selon la pièce. Le bon choix dépend moins du goût que de l'humidité et du passage.
Par Thierry Chenevard, CTNR SARL · 30 septembre 2026
Trois familles, trois comportements
Le stratifié est un panneau de fibres avec un décor imprimé et une couche d'usure. Le sol vinyle, souvent vendu sous le nom de LVT, est un revêtement plastique en lames ou en rouleau. Le parquet contrecollé a une vraie couche de bois noble sur un support stable.
Ils se posent presque de la même façon, se ressemblent de loin, et réagissent de manière totalement différente à l'eau, au passage et au temps.
Dans un séjour ou une chambre
Le stratifié est le choix le plus courant : bon rapport qualité-prix, très large choix de décors, résistance correcte aux rayures si vous prenez une classe d'usage adaptée. Pour une pièce de vie, visez au minimum une classe 32.
Le parquet contrecollé apporte ce que le stratifié ne donne pas : le toucher du bois, une patine qui évolue, et la possibilité d'un léger ponçage après des années. Il coûte plus cher et craint davantage les chocs.
Dans une cuisine ou une entrée
Le vinyle prend l'avantage : il supporte l'eau, se nettoie à la serpillière et absorbe mieux les chutes d'objets. Une casserole d'eau renversée sur un stratifié et laissée une heure peut faire gonfler les lames en rive.
Il existe des stratifiés hydrofuges, avec un traitement des rives et des joints. Ils tiennent les projections, pas une inondation. Pour une cuisine ouverte sur un séjour, ils permettent de garder le même sol partout, ce qui est souvent le vrai objectif.
Dans une salle de bain
Ni stratifié ni parquet flottant ordinaires. Le vinyle en lames posées serrées, ou en rouleau avec remontées en plinthe, est une solution courante et honnête quand on veut éviter le carrelage.
Nous ne posons pas de carrelage ; si c'est la bonne solution pour votre salle de bain, nous vous le disons et nous organisons le planning avec un carreleur.
Sur un plancher chauffant
La règle est simple : le revêtement et la sous-couche doivent être certifiés compatibles, et la résistance thermique de l'ensemble doit rester faible. Le vinyle et le stratifié compatibles conviennent bien, le parquet contrecollé aussi à condition de respecter l'essence et l'épaisseur indiquées.
La mise en chauffe se fait progressivement avant la pose, puis le sol est posé sur un support tempéré. Un démarrage brutal après la pose fait travailler les lames.
Ce qui compte autant que le revêtement
La planéité du support : au-delà de quelques millimètres sous la règle, le sol claque et les joints s'ouvrent. Un ragréage se décide avant la commande.
La sous-couche : acoustique sur plancher bois, pare-vapeur sur dalle béton, compatible plancher chauffant quand il y en a un. C'est le poste qu'on rogne et qu'on entend tous les jours.
Le jeu périphérique : huit à dix millimètres tout autour, masqués par les plinthes. Sans lui, le sol gonfle et se soulève au premier été humide.
Faire poser ou poser soi-même
Une pièce rectangulaire sans obstacle se pose bien soi-même. Ce sont les découpes autour des huisseries, les seuils entre deux revêtements, les angles de couloir et les reprises de niveau qui font la différence entre un sol propre et un sol qui se voit.
Nous posons les revêtements de sol dans le secteur de Saint-Jean-de-Bournay, plinthes et barres de seuil comprises, avec dépose et évacuation de l'ancien revêtement si besoin.





